
ADAMA
Le collectif KODE 0, créé fin 2024, a pour but de valoriser le théâtre dans les milieux défavorisés. J’en suis co-fondatrice, aux côtes de mes amis. Maria, Sandy, et surtout Melvin, l'auteur de la pièce ADAMA, Je me suis imprégnée d’ADAMA pour en faire une nouvelle oeuvre photographique sensible, où la frontière entre le comédien et son rôle s’efface. La fiction et la réalité s’entrelacent en une tension. Des corps, des voix, des silences — brouiller les contours du réel.
Dans cette approche, il m’a semblé essentiel de valoriser les mots et les dialogues, en les considérant comme une épreuve graphique. Superposés aux images, des calques de personnages, tout s’entremêle, et se répond. Le regard du spectateur doit de nouveau chercher la vérité, déconstruite les visages, décrypter les mots. ADAMA est une pièce qui se veut un espace de dialogue. Un refus du silence. Une prise de parole pour la jeunesse racisée, trop souvent invisibilisée. Lui donner une place, une nouvelle voix, sur scène.
Parler d’Adama, c’est parler des autres. De Nahel, de Youssef, de Kaïs. C’est raconter une histoire collective, celle d’une famille, d’un combat, d’une mémoire qui se prolonge.
« Avant d’en arriver au décès d’Adama ou d’une autre victime de violence policière, il existe le tutoiement des forces de l’ordre, le manque de respect, le contrôle au faciès, les gardes à vue répétées, les insultes… Toutes ces formes de violence dégradent non seulement ces jeunes, mais brisent leur estime de soi et la confiance qu’ils peuvent avoir envers les institutions publiques françaises. Il était primordial d’entendre ce que les familles des victimes de violences policières ressentent et traversent. »





































