Quand j’ai découvert les Drag Queens, ce fut un choc, une révélation. Un art puissant, une audace que j’admirais de loin, sans oser m’y plonger. J’ai rêvé, hésité, et je n’y suis jamais allée. Puis j’ai rencontré KateMess, une figure impressionnante qui, elle, avait osé. Travailler à ses côtés m’a permis d’admirer encore, mais toujours à distance. Aujourd’hui, je décide de suivre son quotidien, d’explorer l’envers du décor. Chimères est un projet sur la matière, la couleur, le flou et le net. Un hommage à la ballroom culture, à la beauté du dramatique, à la puissance du bizarre. Puis, Chimères n’était plus seulement un projet photographique. À sa fin, il était devenu une métamorphose. À travers l’objectif, j’avais cherché à comprendre. Finalement, j’y suis entrée. Je me suis transformée en Katemess, et je ne l’ai plus jamais revue. Nous avions fini notre travail.













